Agenda Culturel              Avril 2016

Chaque mois, le 1er ou le 2, est adressé par email à tous les adhérents de Mexico Accueil un AGENDA CULTUREL comme celui-ci, précisant le programme des Sorties culturelles et pratiques pour ce mois et signalant diverses activités et manifestations artistiques susceptibles de les intéresser. Le tout est classé par ordre de date et résumé en page finale. Les activités directement organisées par Mexico Accueil sont introduites par une bande de titre en rouge, les autres par une bande de titre en bleu.

Le programme des Sorties et visites est également inséré chaque mois dans La Rêvista, la revue mensuelle de Mexcio-Accueil; il est aussi consultable sur notre site www.mexicoaccueil.com et sur facebook.

Ce n'est qu'à partir de la date de publication de l'Agenda (le 1er ou le 2) que les inscriptions pour les différentes sorties et activités du mois sont ouvertes dans l'ordre d'arrivée des demandes.


Mexico Accueil est une association civile à but non lucratif et non subventionnée. Ne pouvant souscrire de police d'assurance, elle décline toute responsabilité en cas d'accident, incident ou vol survenant lors des sorties et activités qu'elle organise.

   
Catherine Clément, Casa del Obispo à San Angel. Aquarelle. Courtoisie de l artiste
   

EDITORIAL


My French Film Festival bat des records de fréquentation


Gérard Fontaine

Le festival de cinéma en ligne My French Film Festival (myfrenchfilmfestival.com) vient de marquer un nouveau record historique: la 6e édition, qui se tenait du 18 janvier au 18 février derniers, a enregistré plus de six millions et demi d'entrées de par le vaste monde.
L'idée de ce festival fut lancée en 2010; il consiste à promouvoir la nouvelle génération des films français en permettant aux internautes du monde entier de les voir sur une plateforme internet. Cette année, les films sélectionnés étaient accessibles dans 105 pays, grâce aux 37 plateformes partenaires du festival (au Mexique, par exemple, "KLIC" Cinepolis). Dix longs-métrages (dont 2 films belges) et dix courts-métrages concouraient pour trois prix: le Prix Chopard, décerné par un jury de cinéastes, le Prix Lacoste, décerné par le public, et le Prix de la Presse Internationale. Hors compétition s'ajoutaient 2 films canadiens francophones et un film appartenant au patrimoine, la version restaurée de l'inoubliable Ascenseur pour l'échafaud de Louis Malle.
Ce record de fréquentation s'explique par l'augmentation du nombre des plateformes partenaires (il n'y en avait que 22 l'an dernier) et par la composition du jury, très impliqué dans la diffusion digitale du septième art; il s'explique aussi par la gratuité des films long-métrages sur les continents latino-américain (Mexique inclu) et africain et dans certains autres pays (Inde et Russie, notamment) et par celle des courts-métrages dans l'ensemble du monde. En tout état de cause, les tarifs pratiqués sont modiques (5,99 euros pour avoir accès à tous les films). En outre, cette année la sélection était organisée par thèmes - "French Kiss", "In Your Face", "Paris Comedy", "Crime Scene", "Cinema, Cinemas".
Les lauréats de cette édition?
- Le film franco-belge Alléluia a remporté le prix du jury,
- Les Châteaux de sable, est le gagnant du prix Lacoste du public,
- Enfin, le long-mètrage Coup de Chaud et le court-métrage Le Repas dominical reçurent le Prix de la Presse Internationale.

   

DERNIERS JOURS,

POUR LES AMATEURS D'ART AFRICAIN


Jusqu'au dimanche 3 avril 2016


Poursuite de l'exposition du Musée du Quai Branly

«Fleuve Congo, Arts d’Afrique centrale»

au Museo nacional de Antropologia de Mexico


Museo nacional de Antropologia

Paseo de la Reforma y Gandhi - Col. Polanco.

Métro: stations Auditorio (ligne 7) et, un peu plus éloignée, Chapultepec (ligne 1)

Renseignements: 55 53 62 53 - http://www.mna.inah.gob.mx/index.html

Présentée à Paris en 2010, puis en Asie en 2011 et 2013, l’exposition du musée du Quai Branly «Fleuve Congo, Arts d’Afrique centrale» a, pour son étape mexicaine, été enrichie de deux sections relatives à la musique et au graphisme africain. Les 345 œuvres réunies, dont plusieurs jamais exposées, en font une des plus importantes expositions présentées par le Quai Branly à l’étranger.

Véritable voyage initiatique menant le visiteur des forêts du Nord aux savanes du Sud, l’exposition démontre les liens existant entre les œuvres produites, dans les régions bordant le fleuve Congo par diverses populations de langues bantoues. Derrière la variété des masques et sculptures fang, hemba, kwélé ou kota, l’exposition met en lumière les œuvres majeures de l’Afrique Centrale, dans leur conception, leurs structures et les liens artistiques qui les rapprochent.

Commissaire de l’exposition: François Neyt, Président de l’Alliance Inter-Monastères, membre de l’Académie royale des Sciences d’Outre-Mer en Belgique, en collaboration scientifique avec Angèle Martin, historienne de l’art.

   

UNE GRANDE NOUVELLE POUR LES AMATEURS de CHOCOLAT

Vendredi 1er avril 2016, à la permanence de Mexico Accueil


Ouverture d'un rayon chocolaterie

À LA SIRÈNE GOURMANDE

Claude, notre admirable vice-présidente et trésorière, réalise enfin un projet qui lui tenait à coeur depuis des années: afin de rendre encore plus agréable la permanence de Mexico Accueil, elle vient d'y organiser un rayon Chocolaterie, un vrai rayon de chez "Gros Gourmand".On y trouvera, notamment, un grand choix de poissons en chocolat, garnis, bien sûr, de friture, comme le veut la tradition.
Pour fêter cet événement, Claude vous propose une dégustation gratuite ce vendredi, toute la journée. 

   

POUR LES AMATEURS d'OPÉRA

Samedi 2 avril 2016 à 11h

RETRANSMISSION EN DIRECT DEPUIS LE MET

MADAMA BUTTERFLY

de Giacomo Puccini.


Karel Mark Chichon (direction), Anthony Minghella (mise en scène)

Avec Kristine Opolais (Cio-Cio-San), Maria Zifchak (Suzuki), Roberto Alagna (Pinkerton).


Au Japon, Cio-Cio-San aime ardemment son nouveau mari américain Pinkerton. Celui-ci quitte le pays le lendemain de leur nuit de noces sans donner de nouvelles. Désespérée, Cio-Cio-San persiste néanmoins à vivre dans l'espoir que son bel amant lui revienne un jour.

Puccini dresse ici le portrait bouleversant d'un amour sans limite auquel le Met offre une distribution exceptionnelle: Kristine Opolais, une des Butterfly contemporaines les plus convoitées, est accompagnée du ténor français Roberto Alagna dans le rôle de l'officier naval qui lui brisera le coeur. La production du réalisateur anglais Anthony Minghella est à couper le souffle. 

Opéra donné en version originale italienne, sous-titres en espagnol. Durée: 3 h. 48


À Polanco: Auditorio Nacional, Reforma. Métro "Auditorio".

Site: http://www.auditorio.com.mx

Dans le sud: théâtre Juan Ruíz de Alarcón de l'UNAM, Centro Cultural Universitario, Insurgentes Sur 3000, Ciudad Universitaria, México. D.F., Coyoacán. Métrobus "Centro Cultural Universitario".

56 65 65 83 et www.cultura.unam.mx/met-ntl

Voir nos indications pratiques figurant dans l'Agenda culturel d'octobre, page de présentation de la retransmission du 3 octobre.

   

POUR LES AMATEURS D'ART CONTEMPORAIN


Dimanches 3, 10, 17 et 24 avril
, entre 12 et 18 h.


MEXICO ACCUEIL VOUS PROPOSE DE RENDRE VISITE

AU PEINTRE ET SCULPTEUR

FELIPE DE LA TORRE

QUI VOUS OUVRE SON ATELIER TOUS LES DIMANCHES D'AVRIL

C'est une nouvelle formule que les Sorties culturelles de Mexico Accueil vous proposent, mettant à profit une opération de vente directe de dessins qu'organise pendant tout le mois d'avril le grand artiste mexicain Felipe de la Torre; celui-ci accepte d'ouvrir exceptionnellement, chaque dimanche d'avril et en exclusivité pour les adhérents de Mexico Accueil, son atelier situé dans une charmante maison de la très familiale colonia San Pedro de Los Pinos. Francophone (Annie, sa femme, est française), il vous accueillera personnellement et vous présentera ses oeuvres.
















Felipe de la Torre, "Sin Titulo particular", dessin de la série "Morceaux de jour et de nuit".
Technique mixte sur papier. 51 x 36 cm. 2015

Felipe de la Torre est un acteur important et un témoin privilégié du paysage artistique mexicain depuis les années 70.

De formation, il est dessinateur et architecte; son don pour le dessin fut remarqué dès l'enfance et c'est assez logiquement qu'il fit des études d'architecture à la UNAM; il était tout aussi  naturel qu'il poursuive dans cette voie pendant quelques années, travaillant auprès de certains des architectes les plus importants du pays.

Toutefois, par delà le dessin et l'architecture, sa vocation véritable était la peinture, pour laquelle Felipe de la Torre finit par opter et qu'il illustra au travers d'innombrables expositions individuelles ou collectives, au Mexique, en Europe (il expose régulièrement à Paris et en France), en Amérique du Nord ou du Sud...

Comme en témoigne la centaine d'oeuvres récentes qu'il propose aujourd'hui au public, le dessin reste au coeur de son oeuvre, un dessin souvent enrichi par la palette d'un coloriste aussi riche que subtil.


Pour en savoir et en voir davantage sur Felipe de la Torre et sur son oeuvre:

http://www.felipedelatorre.com.mx


L'artiste a généreusement proposé de reverser au profit des associations soutenues par Mexico Accueil 20% sur le produit des ventes réalisées dans le cadre de cette opération.


Informations pratiques:

* Pour des raisons d'organisation, il est indispensable de prendre préalablement rendez-vous avec Felipe par courriel (fdelatorrevillalpando@gmail.com), en indiquant le numéro de votre carte d'adhésion à Mexico Accueil. Felipe vous donnera son adresse en vous confirmant le RV.

* C'est dimanche, et vos enfants sont évidemment les bienvenus - en restant sous votre responsabilité, bien sûr; une précision pour votre bonne information: Annie et Felipe ont un jardin, un chien adorable (très en voix) et une jolie collection de chats.

* Pas de problème de parking le dimanche; il y a de la place pour stationner dans la rue. Le quartier est très accessible et il n'y a aucune difficulté pour trouver la maison.

* En cas de besoin, l'équipe des sorties culturelles de Mexico Accueil est à votre disposition pour répondre à vos questions, faciliter les contacts, etc.: Gérard, sortiesculturellesma@gmail.com

Felipe de la Torre, SIN TITULO PARTICULAR, dessin de la série MORCEAUX DE JOUR ET DE NUIT. Technique mixte sur papier, 51 x 36 cm. 2015.
   

POUR LES AMATEURS DE LITTÉRATURE ET DE PHILOSOPHIE 
Mercredi 6 avril, 19h.

Miércoles FiloLetras à la Casa de Francia

Depuis le mois de mars dernier, un nouveau cycle de rencontres s'est ouvert à la Casa de Francia. Intitulé Miércoles FiloLetras, il est consacré à la littérature et à la philosophie et a désormais lieu le premier mercredi de chaque mois. 

Après Simone de Beauvoir en mars, Miércoles FiloLetras d'avril sera consacré à


                                Albert Camus

 

Participeront à cette conférence:

    * Gibrán Larrauri, psychanalyste, professeur, departementos de Filosofía y de comunicación de la UIA (Universidad Iberoamericana dite aussi Ibero);

  * Raymundo Mier Garza, linguiste de la ENAH (Escuela Nacional de Antropología e Historia), docteur en philosophie de l'Université de Londres, membre du SIN.

Modérateur:
    * Tania Acosta, psychanalyste UIA (Ibero), UVM (Universidad del Valle de México)
.

Casa de Francia
Havre 15. Col. Juárez. Zona Rosa, Mexico D.F Métro: Insurgentes. Metrobus: Hamburgo
T. 55 11 31 51
Sitio: www.francia.org.mx

Entrée libre dans la limite des places disponibles
   

PLAZA PÚBLICA, DÉBATS D'IDÉES À LA CASA DE FRANCIA

Jeudi 7 avril 2016, 19 h.

Los retos de la ciudad sustentable en México


Debate rumbo a la conferencia mundial "Hábitat III” Co-organizado por la Embajada de Francia en México y el Instituto Francés de Investigación para el Desarrollo (IRD)


El desarrollo urbano sustentable es un reto mayor de política pública. Los desafíos de la ciudad sustentable son complejos y múltiples: tienen que ver no sólo con la dimensión ambiental y con el dinamismo económico, sino también con la cohesión social, un tema cada vez más relevante y sensible. La celebración de la tercera conferencia mundial sobre vivienda y desarrollo urbano sostenible (Hábitat III) en Quito, Ecuador, en octubre del 2016, es una oportunidad para reflexionar acerca de los retos, avances y limitaciones que existen en México en cuanto al futuro de las ciudades.


Participantes:

René Coulomb Bosc, profesor investigador, UAM Azcapotzalco

Roberto Eibenschutz, profesor investigador, UAM Xochimilco

Martha Niño Sulkowska, Directora de Sustentabilidad Urbana, Semarnat

Erik Vittrup Christensenn Representante para México de ONU Hábitat

Introduction:

Carlos Quenan, Coordinador Redes Franco-mexicanas de ciencias sociales, Embajada de Francia.

Moderación:

Catherine Paquette, investigadora, Instituto Francés de Investigación para el Desarrollo (IRD)

Casa de Francia
Havre 15. Col. Juárez. Zona Rosa, Mexico D.F Métro: Insurgentes. Metrobus: Hamburgo
T. 55 11 31 51
Sitio: www.francia.org.mx

Entrée libre dans la limite des places disponibles
   

POUR LES AMATEURS D'ART CONTEMPORAIN


Jeudi 7 avril 2016
, à 19h30

VERNISSAGE DE L'EXPOSITION

EL VIAJE ONÍRICO DE LALO LUGO


Galería Thomas Fléchel

Benjamin Franklin 197

Col. Hipodromo Condesa

044 55 21 06 15 15

galeriaflechel@gmail.com


Peintre "autodidacte par choix", ainsi se présente sur son site Lalo Lugo, jeune artiste né en 1984 à Cuernavaca. Pour avoir une idée plus précise de sa personnalité et de son travail, nous ne saurions mieux faire que de vous recommander la visite de ce site, clair, concis et largement illustré de reproductions de ses oeuvres:

https://lalolugowork.wordpress.com


Lalo Lugo, Sans Titre, 2016. Col privée, Cuernavaca
   

POUR LES AMATEURS DE MUSIQUE

Mercredi 13 avril, à 19h.

CYCLE "MIERCOLES CONTEMPO" À LA CASA DE FRANCIA

 MOZART ET LA FRANCE

 Mozart et la Révolution Française


Une conférence-récital organisé en collaboration avec

le Centre Musical Bartok.

Pianiste: Alberto Muñoz Flores.

Mozart (1756-1791), c. 1766

Autre cycle nouveau qui s'est ouvert en février dernier à la Casa de Francia, consacré à la musique cette fois. Il a lieu désormais le second mercredi de chaque mois. En avril se tient la troisième et dernière manifestation consacrée aux liens de Mozart avec la France.

Casa de Francia
Havre 15. Col. Juárez. Zona Rosa, Mexico D.F Métro: Insurgentes. Metrobus: Hamburgo
T. 55 11 31 51
Site: www.francia.org.mx

Entrée libre dans la limite des places disponibles
   

VISITE PRATIQUE DE MEXICO ACCUEIL


Vendredi 15 avril, de 10h à 13 h.
 

Atelier poterie, esprit talavera

Pour ce dernier atelier de la saison, Veronica Ortigoza nous propose de réaliser une mosaïque ou un petit plat de type talavera. Nous réaliserons la pièce choisie, du modelage à la peinture. Veronica est céramiste et travaille pour le Colectivo Teotl arte, qui propose différents types d'atelier autour de l'artisanat mexicain. Elle donne occasionnellement des cours au Musée d'Art Populaire de Mexico.

Coût : 350 pesos.

Inscriptions par email auprès de Caroline : visitespratiquesma@gmail.com

   

POUR LES AMATEURS d'OPÉRA

Samedi 16 avril 2016 à 11h55

RETRANSMISSION EN DIRECT DEPUIS LE MET

ROBERTO DEVEREUX

de Gaetano Donizetti (1797-1848).


Mauricio Benini (direction), Sir David McVicar (mise en scène)

Avec Sondra Radvanovsky (Elisabetta), Elina Garanca (Sara), Matthew Polenzani (Roberto Devereux) et Mariusz Kwiecien (Duque de Nottingham).


En 1598 à Londres, la reine Elisabeth I aime le noble Roberto Devereux, comte d’Essex. Elle se retrouve partagée entre devoir et sentiments quand elle doit condamner l’objet de son affection pour trahison envers le royaume.

Le dernier épisode de la trilogie des Tudor de Donizetti est un chef d’œuvre du bel canto. Il est revisité par David McVicar dans une nouvelle production faste inspirée de l’univers théâtral jacobéen, typique des heures de gloire de la tragédie londonienne. Sondra Radvanovsky relève le défi d’incarner la reine Elisabeth dans ses dernières années et dont le puissant ego est déchiré par le destin de l’homme qu’elle aime mais qui ne pourra jamais l’aimer en retour.
Elina Garanca dans le rôle de Sara

Opéra donné en version originale italienne, sous-titres en espagnol. Durée : 3h46


À Polanco: Auditorio Nacional, Reforma. Métro "Auditorio".

Site : http://www.auditorio.com.mx

Dans le sud: théâtre Juan Ruíz de Alarcón de l'UNAM, Centro Cultural Universitario, Insurgentes Sur 3000, Ciudad Universitaria, México. D.F., Coyoacán. Métrobus "Centro Cultural Universitario".

56 65 65 83 et www.cultura.unam.mx/met-ntl

Voir nos indications pratiques figurant dans l'Agenda culturel d'octobre, page de présentation de la retransmission du 3 octobre.

   

SORTIE CULTURELLE DE MEXICO ACCUEIL


Samedi 23 avril
, 10h.


EL MUSEO NACIONAL DE LAS INTERVENCIONES

Installé dans l'ancien couvent de Santa Maria de los Ángeles de Churubusco, ce musée conserve et expose les documents liés aux diverses interventions étrangères sur le sol mexicain au cours des XIXe et XXe siècles, dont l'expédition française de 1862-1867. Le musée présente également des meubles et peintures de l'époque coloniale et il est très représentatif de la vie conventuelle de jadis.














20 de Agosto y General Anaya -
Col. San Diego Churubusco
Un des souvenirs les plus poignants du Museo: le masque mortuaire de Maximilien de Habsbourg. Plâtre doré, juillet 1867

Visite conférence par Marion Du Bron, spécialiste de l'histoire mexicaine et docteur en histoire et civilisation de l’EHESS. Durée: environ 2 heures.
Accès au monument: 48 pesos; gratuit: étudiants, professeurs, personnes âgées (tarifs et conditions au 1er janvier 2016).
Visite guidée: 100 pesos. 22 personnes max. Dans la limite des places disponibles, des personnes non-membres de MA peuvent être inscrites moyennant une participation supplémentaire de 100 pesos (200 pesos au total)
.

Inscriptions: Gérard, sortiesculturelles.ma@gmail.com - RV et organisation pratique par mail aux inscrits.

   

SORTIE CULTURELLE DE MEXICO ACCUEIL


Mardi 26 avril, 10h.


LE COUVENT DES CAPUCINES DE BARRAGÁN

et

LA MAISON CHATA

    dans le centre historique de TLALPAN

Luis Barragán (1902-1988), l'un des grands architectes du XXe s.

Un nouveau sujet, une nouvelle conferencière!

Le couvent des Capucines fut construit de 1953 à 1960 par l'illustre architecte Luis Barragán (1902-1988). Derrière une façade banale, un trésor dans lequel on retrouve tout le génie des volumes, de la couleur et de la lumière du père fondateur de l'architecture mexicaine du XXe s. Un lieu soigneusement conservé par la communauté pour laquelle il fut construit et qui l'occupe toujours aujourd'hui.

Cette visite est complétée par celle de la toute proche Casa Chata, bâtiment du milieu du XVIIIe s. chargé d'histoire, avec une magnifique façade sculptée.

Couvent des Capucines: Hidalgo 43, Colonia Centro de Tlalpan.

Maison Chata (CIESAS): Hidalgoy Matamoros s/n, col. Centro de Tlapan.


Visite-conférence par Maricela Muñoz, anthropologue et historienne de l'art, guide du patrimoine culturel du Ministère mexicain du Tourisme. Durée: 2 heures.

Accès au Couvent: 200 pesos par personne. Accès à la Casa Chata: gratuit

Visite-conférence: 100 pesos. 20 participants maximum. Dans la limite des places disponibles, des personnes non-membres de MA peuvent être inscrites moyennant une participation supplémentaire de 100 pesos (200 pesos au total).

Inscriptions: Gérard, sortiesculturelles.ma@gmail.com - RV et organisation pratique par mail aux inscrits.

   

VISITE PRATIQUE DE MEXICO ACCUEIL


Jeudi 28 avril, de 10 à 14 h.
 

Escuela de gastronomía mexicana,

atelier préparation de la cochinita pibil

Nous avons rendez-vous ce jeudi avec un chef cuisinier mexicain pour nous apprendre à préparer la cochinita pibil, un des plats emblématique de la cuisine du Yucatán. Durant ces 4h, vous apprendrez à faire la marinade, les panuchos, la sauce aux oignons et les frijoles yucatecos. Nous mangerons ensemble à l'issue du cours.


L'école de gastronomie mexicaine, située dans la colonia Roma, a été créée il y a 25 ans par Yuri de Gortari et Edmundo Escamilla. Ils enseignent les techniques, mais pour eux, c'est surtout la transmission d'un patrimoine et d'une histoire qui compte.
Coût: 1.400 pesos par personne. Places limitées


Inscriptions par email auprès de Caroline: visitespratiquesma@gmail.com

   

POUR LES AMATEURS DE MODE ET DE CULTURE

28 avril 2016

INAUGURATION DE L'EXPOSITION

EL ARTE DE LA INDUMENTARIA Y MODA, 1940-2015


Fondation Banamex, Palacio Iturbide

Francisco Madero, Centro Historico

Diego Rivera, The Milliner (Le Chapelier, portrait d'Henri de Chatillon), 1944. Col. privée, Mexico.

Cette toile de Diego Rivera est célèbre - elle figura, notamment, dans l'exposition "Frida Kahlo/ Diego Rivera, l'art en fusion" au Musée de l'Orangerie à Paris (9 octobre 2013 - 13 janvier 2014). On en connait moins bien le modèle, de nos jours; et cependant il fut en son temps, dans les années 40-70, l'un des fondateurs de la mode au Mexique, habilla les célébrités tant de ce pays (Dolores del Rio) que des États-Unis - Joan Crawford, Rita Hayworth, LIz Taylor -, travailla pour Luis Bunuel, fut ami de Dali, de Joséphine Baker, de Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault, de bien d'autres; il choqua Pierre Balmain, il inspira Elsa Schiaparelli...

Il? Qui était-"il"? Un homme á la fois fascinant et mystérieux; derrière son nom officiel de couturier - Henri de Châtillon - et la couronne ducale dont il affublait ses cartes de visite, un jeune Franco-écossais qui se revendiquait Français mais que certains prétendaient Anglais et dont le nom véritable était, indiscutablement, Henri Hutchinson...

Il sera sans doute l'un des points forts de cette exposition sur la mode mexicaine de 1940 à 2015, qui sera certainement passionnante, à l'instar de toutes les expositions de la Fondation Banamex.


Commissaire de l'exposition: Ana Elena Mallet


Pour en savoir plus sur Henri de Châtillon, vous voudrez bien vous reporter au dossier en annexe que l'Agenda Culturel a préparé pour vous sur la base d'informations fournies, pour une bonne part, par la famille du couturier.

   

POUR LES AMATEURS d'OPÉRA

Samedi 30 avril 2016 à 11h55

RETRANSMISSION EN DIRECT DEPUIS LE MET

ELECTRA

de Richard Strauss (1864-1949).


Nouvelle production

Esa-Pekka Salonen (direction), Patrice Chéreau (mise en scène)

Avec Nina Stemme (Electra), Adrianne Pieczonka (Crisotemis), Burkhart Ulrich (Egisto), Waltraud Meier (Clitemnestra) et Eric Owens (Orestes).


Electre n’a qu’une obsession : venger la mort de son père Agamemnon, assassiné par sa mère Clytemnestre.  Seule l’aide de sa sœur Chrysothémis et de son frère Oreste lui permettra d’arriver à ses fins.

La célèbre production de Patrice Chéreau arrive sur la scène du Met, sous la direction de son fidèle collaborateur Esa-Pekka Salonen et portée par la puissance vocale de la soprano Nina Stemme, aujourd’hui inégalée dans les rôles d’héroïnes de Strauss. Cet événement de l’opéra réunira à ses côtés Waltraud Meier dans le rôle de la terrifiante Clytemnestre, ainsi qu’Adrianna Pieczonka et Eric Owens dans les rôles des frère et sœur troublés d’Electre.

Nina Stemme dans le rôle titre

Opéra donné en version originale allemande sous-titrée en espagnol. Durée: 2h10


À Polanco: Auditorio Nacional, Reforma. Métro "Auditorio".

Site: http://www.auditorio.com.mx

Dans le sud: théâtre Juan Ruíz de Alarcón de l'UNAM, Centro Cultural Universitario, Insurgentes Sur 3000, Ciudad Universitaria, México. D.F., Coyoacán. Métrobus "Centro Cultural Universitario".

56 65 65 83 et www.cultura.unam.mx/met-ntl

Voir nos indications pratiques figurant dans l'Agenda culturel d'octobre, page de présentation de la retransmission du 3 octobre.

   
   

EN RÉSUMÉ

Votre AGENDA CULTUREL MEXICO-ACCUEIL

en AVRIL 2016


Jusqu'au 03 avril 2016, POUR LES AMATEURS D'ART AFRICAINpoursuite de l'exposition du Musée du Quai Branly FLEUVE CONGO, ARTS D’AFRIQUE CENTRALE.

Museo nacional de Antropologia, Paseo de la Reforma y Gandhi - Col. Polanco.

Renseignements: 55 53 62 53 - http://www.mna.inah.gob.mx/index.html


Vendredi 1er avril 2016, POUR LES AMATEURS DE CHOCOLAT, à la permanence de Mexico Accueil, ouverture d'un rayon chocolaterie À LA SIRÈNE GOURMANDE. Dégustation gratuite toute la journée de poissons en chocolat.


Samedi 2 avril 2016, à 11h, POUR LES AMATEURS D'OPÉRA, RETRANSMISSION EN DIRECT DEPUIS LE MET: MADAMA BUTTERFLY de Giacomo Puccini.
À Polanco: Auditorio Nacional, Reforma; métro "Auditorio". Site: http://www.auditorio.com.mx
Dans le sud: théâtre Juan Ruíz de Alarcón de l'UNAM, Centro Cultural Universitario. 56 65 65 83 et www.cultura.unam.mx/met-ntl


Dimanche 3 avril 2016, entre 12 à 18h, POUR LES AMATEURS D'ART CONTEMPORAIN, VISITE PRIVÉE DE L'ATELIER du peintre et sculpteur FELIPE DE LA TORRE

Prendre directement RV avec l'artiste: fdelatorrevillalpando@gmail.com

Aide éventuelle: sortiesculturelles.ma@gmail.com


Mercredi 6 avril, de 9h30 à 12h00, CAFÉ DE MEXICO ACCUEIL

Inscription obligatoire avant le lundi 4 avril au soir sur evenementsma@gmail


Mercredi 6 avril, 19h, POUR LES AMATEURS DE LITTÉRATURE ET DE PHILOSOPHIE: Miercoles FiloLetras, ALBERT CAMUS.

Casa de Francia, Havre 15, Zona Rosa. 55 11 31 51, www.francia.org.mx


Jeudi 7 avril, 19h, PLAZA PÚBLICA, DÉBAT D'IDÉES À LA CASA DE FRANCIA, Los retos de la ciudad sustentable en México.

Casa de Francia, Havre 15, Zona Rosa. 55 11 31 51, www.francia.org.mx


Jeudi 7 avril 2016, 19h, POUR LES AMATEURS D'ART CONTEMPORAIN, vernissage de l'exposition EL VIAJE ONÍRICO DE LALO LUGO.

Galería Thomas Fléchel, Benjamin Franklin 197. Col. La Condesa.

(044) 55 21 06 15 15 & galeriaflechel@gmail.com


Dimanche 10 avril 2016, entre 12 à 18h, POUR LES AMATEURS D'ART CONTEMPORAIN, VISITE PRIVÉE DE L'ATELIER du peintre et sculpteur FELIPE DE LA TORRE

Prendre directement RV avec l'artiste: fdelatorrevillalpando@gmail.com

Aide éventuelle: sortiesculturelles.ma@gmail.com 


Mercredi 13 avril, 19h, POUR LES AMATEURS DE MUSIQUE: Miercoles con Tempo, cycle "MOZART ET LA FRANCE", conférence-récital Mozart et la Révolution Française. Piano: Alberto Muñoz Flores.
Casa de Francia, Havre 15, Zona Rosa. 55 11 31 51, www.francia.org.mx


Vendredi 15 avril, de 10 à 13h, VISITE PRATIQUE DE MEXICO ACCUEIL: ATELIER POTERIE, ESPRIT TALAVERA.

Inscriptions par email auprès de Caroline: visitespratiquesma@gmail.com


Samedi 16 avril 2016, à 11h55, POUR LES AMATEURS D'OPÉRA, RETRANSMISSION EN DIRECT DEPUIS LE MET: ROBERTO DEVEREUX de Gaetano Donizetti.

À Polanco: Auditorio Nacional, Reforma; métro "Auditorio". Site: http://www.auditorio.com.mx
Dans le sud: théâtre Juan Ruíz de Alarcón de l'UNAM, Centro Cultural Universitario. 56 65 65 83 et www.cultura.unam.mx/met-ntl


Dimanche 17 avril 2016, entre 12 à 18h, POUR LES AMATEURS D'ART CONTEMPORAIN, VISITE PRIVÉE DE L'ATELIER du peintre et sculpteur FELIPE DE LA TORRE.
Prendre directement RV avec l'artiste: fdelatorrevillalpando@gmail.com
Aide éventuelle: sortiesculturelles.ma@gmail.com


Samedi 23 avril, 10h, SORTIE CULTURELLE DE MEXICO ACCUEIL, EL MUSEO NACIONAL DE LAS INTERVENCIONES.

Inscription auprès de Gérard, sortiesculturelles.ma@gmail.com

RV et organisation pratique par mail aux inscrits.


Dimanche 24 avril 2016, entre 12 à 18h, POUR LES AMATEURS D'ART CONTEMPORAIN, VISITE PRIVÉE DE L'ATELIER du peintre et sculpteur FELIPE DE LA TORRE.
Prendre directement RV avec l'artiste: fdelatorrevillalpando@gmail.com
Aide éventuelle: sortiesculturelles.ma@gmail.com


Mardi 26 avril, 10 h, SORTIE CULTURELLE DE MEXICO ACCUEIL, LE COUVENT DES CAPUCINES DE BARRAGÁN et la MAISON CHATA dans le centre historique de TLALPAN.

Inscription auprès de Gérard, sortiesculturelles.ma@gmail.com

RV et organisation pratique par mail aux inscrits.


Jeudi 29 avril, de 10 à 14h, VISITE PRATIQUE DE MEXICO ACCUEIL: Escuela de gastronomía mexicana, ATELIER DE PRÉPARATION DE LA COCHINITA PILBIL.

Inscriptions par email auprès de Caroline: visitespratiquesma@gmail.com


Jeudi 28 avril, POUR LES AMATEURS DE MODE ET DE CULTURE: ouverture de l'exposition EL ARTE DE LA INDUMENTARIAS Y MODA, 1940-2015. Voir le dossier du mois, ci-après.

Fomento cultural Banamex, Palacio Iturbide.


Samedi 30 avril 2016, à 11h55, POUR LES AMATEURS D'OPÉRA, RETRANSMISSION EN DIRECT DEPUIS LE MET: ELECTRA de Richard Strauss.

À Polanco: Auditorio Nacional, Reforma; métro "Auditorio". Site: http://www.auditorio.com.mx

Dans le sud: théâtre Juan Ruíz de Alarcón de l'UNAM, Centro Cultural Universitario. 56 65 65 83 et www.cultura.unam.mx/met-ntl

LE DOSSIER DU MOIS

Henri Hutchinson, dit Henri de Châtillon


Fascinante personnalité, Henri Hutchinson, dit de Châtillon!

Couture oblige, il se déclarait Français et Parisien - à l'époque, c'était indispensable ou presque - et se laissa aller à porter des couronnes ducales sur ses cartes de visite - ce l'était moins. En fait, Henri Hutchinson est né en 1906 en Angleterre, d'une mère française originaire d'Épinal, dans les Vosges, et d'un père écossais.

Sa mère, une forte personnalité, revint en France avant la première guerre mondiale, emmenant avec elle le petit Henri, et se remaria, avec un Français cette fois; son second fils, André Ledoux, père de l'artiste franco-mexicain Éric Ledoux, naquit à Paris en 1909 et les deux enfants grandirent ensemble en France.
















De gauche à droite, Henri Hutchinson adolescent, sa mère et le petit André Ledoux, son demi-frère né du second mariage de sa mère. Vers 1917-1918?
Col. Éric Ledoux, Mexico.

On ne sait pas grand'chose des premiers pas du jeune Henri dans le grand monde des Années folles. Il avait certainement une vocation pour la mode, voire pour la haute couture, en tous cas pour l'art de la  chapellerie. Et il n'est pas douteux qu'il se tailla assez vite une place et une réputation dans Paris.

Bientôt, le succès et la notoriété aidant, il put s'offrir une belle propriété de campagne à Jouy-en-Josas et c'est ainsi que naquit, vers 1935-36 au plus tard, le pseudonyme sous lequel il allait se rendre célèbre. En effet, chaque fois qu'il s'y rendait, il sortait de Paris par la Porte de Châtillon; beau nom, pour un représentant de la haute chapellerie, n'est-ce-pas? Après avoir signé pendant quelques temps "Henri Hutchinson de Châtillon" (voir la photo ci-après), il devint "Henri de Châtillon" tout court (en oubliant quelquefois l'accent circonflexe - il n'était pas seul dans ce cas).

Eugène Galien-Laloue, Paris Porte de Chatillon. Huile sur toile, 1941. D. R.
L'intéressante photographie dédicacée ci-contre est antérieure au printemps 1937, puisque sa légende manuscrite indique qu'elle fut prise lors de la préparation d'un événement pour cette date (Working...for the spring of 1937). On y voit à droite Henri Hutchinson de Chatillon (sic, sans accent), coiffé de ce qui est sans doute une ébauche de chapeau, travaillant avec l'un de ses collègues, le milliner (chapelier) de Chicago Russ Russel (au centre).
Ce document est accompagné d'un commentaire tapé à la machine, d'origine nord-américaine non-identifiée: "Russ Russel, center, with milliner Henri de Chatillon (resic) of Paris".

L'éclatement de la Seconde Guerre mondiale marqua un tournant essentiel dans sa vie. Selon des déclarations qu'il fit à la presse de l'époque, il partit  pour le Canada lorsque les Allemands envahirent Paris (14 juin 1940), puis passa très vite à New-York (où il rencontra notamment, Salvador Dali - qui collaborait volontiers avec les couturiers, tels Elsa Schiaparelli, voir ci-après). Selon ses déclarations toujours, il envisageait à cette époque de s'installer plutôt en Amérique du Sud; c'est ainsi qu'il s'arrêta en chemin à Mexico - pour une semaine - et qu'il y resta.

La première trace de sa présence à Mexico est un chef-d'oeuvre daté de 1940, et qui doit être légèrement plus tardif (1941, sans doute). C'est un portrait que fit de lui la grande artiste mexicaine Maria Izquierdo (1902-1955) - dont Octavio Paz disait qu'elle peignait avec son propre sang ("Una pintora tan auténtica que pinta con su propía sangre." Lettre à Octavio Barreda du 8 février 1944). Le tableau est intitulé, de manière sans doute indicative, Retrato del Turista (Portrait du touriste).

Maria Izquierdo, Retrato del Turista (Henri de Châtillon). 1940 circa. D.R.

Une chose semble certaine: Henri de Châtillon choisit de s'installer au Mexique avant 1942 (dans une interview publiée le 28 janvier 1945 par le Milwaukee Journal, il déclare être arrivé à Mexico "trois ans auparavant"), pour y renaître comme chapelier, sans doute, mais aussi - et surtout - comme costumier de théâtre et de cinéma et comme grand couturier.


Le monde du théâtre ne lui était évidemment pas étranger; à Paris, il était très lié, par exemple, avec Joséphine Baker, qu'il avait connue aux Folies Bergères; il travailla peut-être pour elle, mais il n'en est malheureusement pas resté trace.

Sa première expérience connue de costumier de théâtre date de 1942 et fut un coup de maître; le Ballet Theater (rebaptisé en 1957 American Ballet Theater), basé à New-York, donnait depuis l'année précédente une saison d'été à Mexico; on fit appel à lui pour réaliser les costumes d'une nouvelle production qui devait être créée à la fin de la saison 1942. Le thème en était l'histoire d'Hélène de Troie, sur la musique de "La Belle Hélène", la célèbre opérette d'Offenbach. Libretto et chorégraphie étaient du danseur et chorégraphe russe Michel Fokine (1880-1942 - il mourut en août, peu avant la création, laissant son oeuvre inachevée) et, parmi les interprètes de cette création mondiale, on relevait notamment les noms d'Anton Dolin dans le rôle du beau Pâris, de Rosela Hightower (Héra), de Jerome Robbins (Hymen)... "Helen of Troy" fut créé au Palacio de Bellas Artes le 10 septembre 1942, avant d'être remonté l'automne suivant au Metropolitan Opera House de New-York et de partir en tournée dans l'ensemble des USA.


À Mexico, la situation d'Henri de Châtillon se consolida rapidement. Un an et demi plus tard, dans sa lettre du 8 février 1944 déjà citée, Octavio Paz le mentionne lorsqu'il décrit en termes impitoyables l'intelligencia mexicaine de son temps; il évoque, en un rêve qui va virer au cauchemar, "le choeur iridescent des docteurs de El Colegio de México, arborant des toges et des toques neuves, spécialement dessinées par Henri de Chatillon (sic, toujours pas d'accent!)."

Ce n'était pas méchant (enfin, pas pour notre couturier) et cela prouvait que Châtillon était déjà inscrit dans le paysage. Le fait que, dans la même année 1944, Diego Rivera peigne le portrait reproduit dans l'Agenda Culturel (voir ci-dessus) le confirme; non seulement, le célèbre muraliste n'avait plus de temps à perdre avec les gens de peu, mais surtout il montre notre "milliner" installé et fort bien installé. Très probablement, il s'agit de la demeure (aujourd'hui disparue et remplacée par un calamiteux immeuble de béton "spécial années 70") située Reforma 260, presqu'à l'angle de Niza, sur la Glorietta de la Palma. L'année suivante, le 28 janvier 1945, le Milwaukee Journal en donne une brève description:

"Ses salons, dans une résidence de pierre grise qui fut naguère le palais d'une maîtresse de Maximilien, sont meublés de chaises ivoires aux sièges bleu électrique et rouge bougainvillée, dans un cadre formé par des murs ivoire et gris avec un tapis vert pastel, dominé par l'amusant tableau de Diego Rivera."

Une photo de la même époque montre aussi le tableau trônant dans les salons un jour de présentation de collection.


Bref, les affaires vont bien, très bien même; les commandes nord-américaines affluent et, dans une interview au Montreal Journal d'août 1944, Châtillon déclare qu'il a du mal à livrer. Avec la paix retrouvée, il envisage de reprendre pied à Paris; si l'on en croit la presse, il rêve un temps de présenter personnellement le même jour ses collections dans les deux villes, mettant à profit la réduction du trajet Paris-Mexico à douze heures d'avion seulement,  temps compensé pour moitié par les six heures de décalage horaire. Il ne semble pas avoir donné suite à ce projet, mais organisera quand même d'étonnants défilés de mode dans les avions de ligne de Aeronaves de México - quelques photos spectaculaires en témoignent dans l'exposition de la Fondation Banamex.

Trotacalles, de Matilde Landeta, 1951. Du panache!

1944 est aussi l'année de sa première rencontre avec le cinéma mexicain, y compris avec le plus grand. De 1944 à 1953, il participera à la réalisation de huit films, dont certains sont des chefs-d'oeuvre en leur genre.

Dans l'ordre chronologique:

"El as negro" de René Cardona, 1944. Costumes de Henri de Châtillon et de l'Américain Lewis Royer Hastings, dit Royer (1904-1988).

"Las cinco advertencias de Satanás" de Julián Soler, 1945. Costumes de Henri de Châtillon.

"El supersabio" de Miguel M. Delgado, 1948. Avec Mario Moreno "Cantiflas". Costumes de Henri de Châtillon.

"El ciclón del Caribe" de Ramón Pereda, 1950. Costumes de Henri de Châtillon et de Cristina G. de Escobar (une Mexicaine active professionnellement de 1943 à 1960).

"Los huespedes de La Marquesa", de Jaime Salvador, 1951. Costumes de Henri de Châtillon.

"Trotacalles", mélodrame de Matilde Landeta, 1951. Costumes de Henri de Châtillon.

"Sor Alegría", de Tito Davison 1952. Costumes de Henri de Châtillon.

"El" (Tourments), drame de Luis Buñuel, 1953. Henri de Chatillon fit les robes de la vedette féminine, Delia Garces.

Malú Gatica était une actrice et chanteuse chilienne très lancée qui tourna de nombreux films au Mexique dans les années quarante. Courtoisie Éric Ledoux.

Tout n'était pas facile, bien sûr, et dans "La Moda y el Ciné Mexicano", un article de 1946 retrouvé voici peu, Henri de Châtillon déclarait notamment:

"Une chose importante n'a pas encore suffisamment retenu l'attention des producteurs mexicains: la nécessité de consacrer une part suffisante du budget d'un film aux costumes. (...) Lors d'un voyage récent à Hollywood, Louis Mayer, de la Metro-Goldwyn-Mayer, m'a dit que, dans certaines productions, sa compagnie dépense jusqu'à 300.000 dollars seulement dans les costumes. Alors qu'ici, lorsque je soumets à une compagnie de cinéma mexicaine un devis de 30.000 pesos, le producteur saute de son siège et pousse des cris d'horreur."

Une précision: à l'époque, trente mille pesos faisaient environ six mille dollars...

Autre difficulté: "Il ne suffit pas de dépenser de l'argent dans les costumes, encore faut-il enseigner aux vedettes comment les porter. Je sais par expérience que certaines étoiles du cinéma mexicain sont suprêmement élégantes; elles savent marcher, s'asseoir, recevoir dans un salon, boire une coupe de champagne avec distinction; malheureusement, d'autres sont seulement jeunes et jolies. C'est déjà beaucoup mais, dans ce monde de haute compétition, dans lequel il y a tant de talents, dans lequel il y a des milliers de femmes qui, outre le fait d'être très belles, sont distinguées, parlent plusieurs langues, savent marcher, monter à cheval, danser comme Ginger Rogers, chanter comme Lily Pons et autres qualités personnelles... Quelle chance peuvent avoir ces pauvres jeunesses qui n'ont que leur beauté?














Dans les salons d'Henri de Châtillon - identifiables par la sculpture khmère restée jusqu'à ce jour dans sa famille - la sublime actrice mexicaine Dolores del Rio pose dans un somptueux manteau de vison royal Kohinoor. Après avoir quitté Hollywood en 1942, elle a commencé une seconde carrière au Mexique, carrière qui va durer vingt ans. C'est sans doute à elle qu'Henri de Châtillon pense d'abord lorsqu'il dit qu'il sait "par expérience que certaines étoiles du cinéma mexicain sont suprêmement élégantes."
Dolores del Rio sera la cliente et l'amie du couturier jusqu'à la mort de celui-ci en 1972.
Courtoisie Éric Ledoux.
Henri de Chatillon, Chapeau de paille mexicain, Mexico 1945
Portée en partie par le cinéma, la maison de couture de Reforma 260 prospérait. Henri de Châtillon faisait toujours sensation avec ses chapeaux de haute excentricité, pour lesquelles il faisait appel à une gamme de matériaux plus ou moins surprenants.

Bien sûr, il employait tous les matériaux mexicains traditionnels; le "mexicain" était tendance, dans un pays en train de se reconstruire et à une époque très soucieuse d'identité nationale, mais Châtillon fut l'un des premiers à le prendre en compte dans le domaine de la mode
, et il  fit époque.

Mais s'il n'y avait eu que la paille ou les chapeaux de toréros!

Le couturier Pierre Balmain confia naguère sa surprise - et son amusement - lorsqu'il découvrit des chapeaux faits de tampons à récurer - oui, à récurer la vaisselle, vous avez bien lu - sur la tête de dames de la société mexicaine, qui n'en avaient sans doute jamais vu auparavant faute de mettre les pieds dans leurs cuisines!

La chronique rapporte aussi des chapeaux en toile à sac, en tortillas....

Un jour, une dame de haute présomption lui demanda un modèle exclusif, pour elle seule. Châtillon attrapa un ruban, l'enroula artistiquement dans la chevelure blonde - forcément blonde - de la dame et ¡Ya!....

Comme disait la Môme Crevette de Feydeau: "Et allez donc, c'est pas mon père!" (La Dame de chez Maxim's)

Il faut dire que Châtillon avait fait ses gammes dans le Paris de l'entre-deux-guerres, dans un milieu d'une grande inventivité où toutes les audaces étaient permises, comme en témoigne, par exemple, le "Chapeau-chaussure" reproduit ci-contre.

Elsa Schiaparelli et Salvador Dali, Chapeau-chaussure. Collection hiver 1937 1938. Ce chapeau appartint à Gala Dali. Musée de la Mode et du costume de la Ville de Paris, Palais Galliera. D.R.
Il assumait volontiers ce qui prenait l'allure d'un système; par exemple, il déclara au Milwaukee Journal: "Si un chapeau ne vous choque pas un peu, c'est qu'il n'est pas chic!" (28 janvier 1945)
Et peu importe le flacon... À quelqu'un qui lui demandait s'il ne trouvait pas étonnant qu'un chapeau en toile de jute valût le même prix qu'un chapeau de soie, il répliqua: "Est-ce qu'un livre de Bernard Shaw change de valeur selon qu'il est publié sur papier de luxe ou sur papier bon marché?"

Dans les années quarante, le Mexique continuait à se poser régulièrement des questions fondamentales d'identité et cela, dans tous les domaines; on sait la place que la culture, dans toutes ses dimensions, et l'art, dans toutes ses disciplines, occupèrent dans ce débat qui est loin d'être clos aujourd'hui.
Précisément, à cette époque et dans le domaine qui nous intéresse, commençait à se poser la question de la possibilité, voire de la nécessité d'une mode mexicaine; en s'installant définitivement à Mexico, Henri de Châtillon rejoignait d'autres créateurs - Ramón Valdiosera, Armando Valdez Peza, en particulier - et contribuait à l'apparition d'une sorte de "masse critique", à la formation d'un monde de la mode susceptible de proposer à l'élite mexicaine des alternatives aux rayons de modes importées des grands magasins, voire à la haute couture parisienne ou américaine.
Une mode nationale: possible? nécessaire? À ces questions, Henri de Châtillon répondait par la négative; il alla jusqu'à tenir parfois des propos très critiques, dénigrant la qualité des matériaux locaux voire... les fesses de ses clientes, dont l'ampleur moyenne leur interdisait - selon lui - toute prétention à l'élégance et rendait toute mode impossible (Revue Nosotros, juillet-août 1949).
Mais sa démarche professionnelle montrait le contraire et contribuait à construire une mode mexicaine originale, que ce soit en employant des matériaux mexicains ou bien en intégrant à sa vision créatrice un souci de la couleur nouveau - dans le même interview au Milwaukee Journal, il l'avouait: "Ici à Mexico, mon sens de la couleur s'est amélioré." Qu'il le reconnaisse ou pas, Châtillon contribuait à l'existence d'une mode mexicaine en la faisant et en la diffusant internationalement.  

De fait, son livre d'or - qui a malheureusement été détruit - témoignait du grand rayonnement de sa maison, dans laquelle  se pressaient non seulement les dames mexicaines - "First Ladies" de l'époque en tête - et les amis de toujours - Salvador Dali, Joséphine Baker, Dolores del Rio déjà cités, auxquels il convient d'ajouter Paul Getty et Merle Oberon -, mais aussi les vedettes de  Hollywood en tournage (ou pas) au Mexique - Joan Crawford, Esther Williams (qui joua pour lui les mannequins lors d'un défilé), Liz Taylor, Rita Hayworth, Tyrone Power (que diable venait-il faire là? Venait-il draguer les mannequins ou bien aimait-il, lui aussi, porter des chapeaux?), la mexicaine Caty Jurado (l'ancienne maîtresse de Gary Copper dans "Le Train sifflera trois fois", rôle qui  la lança et lui valut un Golden Globe Award; elle aussi monta sur la passerelle un soir de fête), j'en passe et des plus célèbres....
Serita Zugasti: Portrait de Henri de Chatillon, pastel, 1949. Col. partic. Photo Adrien Ledoux.

Malgré ses affinités personnelles avec le monde anglo-saxon, nonobstant le nombre de contacts et de clients qu'il comptait aux États-Unis et au Canada, en dépit de ses tentations de retour à Paris, Henri de Châtillon s'enracina définitivement à Mexico et y demeura. Dans les années 60, certes, la maison de couture déménagea; mais ce fut pour émigrer à quelques blocs de là, dans un hôtel particulier de rio Amazonas, dans l'élégant quartier de Los Rios (administrativement connu sous le nom de "colonia Cuauhtémoc"). 

Sans doute le maccarthysme montant, à partir de 1947, puis triomphant entre 1950 et 1954, y fut-il pour beaucoup; la liberté, l'excentricité professionnelles et personnelles de Châtillon n'y auraient pas facilement trouvé leur place, pas même à Hollywood - où sévit à cette époque, comme chacun sait, une redoutable chasse aux sorcières qui ne visait pas seulement les communistes supposés. 

Bref, Henri de Châtillon resta au Mexique et contribua au développement d'une mode mexicaine à partir des années 40. Au fil des ans, toutefois, la maison de couture déclina peu à peu; ce qui est à la mode se démode, c'est bien connu; mais surtout, avec la banalisation du transport aérien, les clientes mexicaines prirent de plus en plus le chemin de Paris, de New-York ou de Londres, voire se contentèrent de faire leur shopping à Miami.  
Au début des années 70, le couturier fut frappé d'hémiplégie - son entourage murmure qu'il avait une certaine propension - éminemment professionnelle, bien sûr - à l'éthylisme mondain; à peine remis, il voulut revoir Paris et partit, accompagné par son infirmier, pour une mémorable tournée des grands-ducs qui fut, on s'en doute, la dernière. De retour à Mexico, il y mourut le 23 mai 1972. Ses cendres ont été dispersées dans le lac de Téquesquitengo, sur les bords duquel il avait sa maison de campagne.

Quant à la maison de couture, elle fut maintenue pendant quelques temps par celui qui avait été pendant des années son vaillant bras droit, son ami Antonio Oxeda Preinz (photo ci-contre, prise dans les années soixante); celui-ci, qui était né à San-Luis Potosi en 1932, avait d'abord dirigé l'atelier de couture avant de prendre aussi en main les relations publiques et l'accueil des clientes - ces dames l'adoraient, cela aurait pu marcher. Malheureusement, cela ne marcha pas et l'expérience tourna court. Sans son fondateur et créateur unique, la maison Henri de Châtillon n'était plus viable.

Antonio Oxeda Preinz, dernier acteur survivant de cette épopée, vient de disparaître à son tour en 2015, à l'âge respectable de quatre-vingt trois ans.
 
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